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L'Espagne a aidé l'UE à viser de nouvelles perspectives économiques et politiques Bilan de la présidence semestrielle
01-07-2010
Le ministre des Affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos. EFE
La Présidence espagnole, conjointement au reste des institutions européennes, a permis d'adopter le « nouveau rythme économique et politique que souhaitaient les citoyens de l'UE pour cette Europe du XXIe siècle », a affirmé ce mercredi le ministre des Affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos.
M.Moratinos a présidé la présentation du bilan des six mois de l'Espagne à la tête de l'UE à des représentants du monde de l'entreprise, des syndicats et de l'Université, ainsi que des représentants d'ONG, de regroupements de jeunes, de femmes et de personnes handicapées, avec lesquels la Présidence a travaillé.
Lors de ce dernier événement du semestre, le ministre leur a assuré que l'on se souviendra de la Présidence espagnole comme celle qui a « posé la première pierre de l'unité économique européenne », en référence à la création d'un gouvernement économique destiné à améliorer la coordination des États face aux crises.
« Nous savons dans quelle direction nous diriger, et on ne pourra plus dire que le gouvernement économique est l'idée d'un pays ou un autre » mais « une nécessité et une urgence approuvées par les 27 États membres », a-t-il ajouté.
D'autres personnalités ont assisté à cette présentation, telles que le ministre de l'Éducation, Ángel Gabilondo ; la ministre de la Culture, Ángeles González-Sinde ; le ministre de la Justice, Francisco Caamaño et le secrétaire d’État espagnol à l’Union européenne, Diego López Garrido.
Le ministre Caamaño a souligné que « le programme de l'Espagne en matière de Justice et d'Intérieur était très ambitieux », et a insisté sur le fait que certains éléments « ont supposé non seulement des progrès juridiques et institutionnels importants, mais aussi la définition de nos États.
Selon le ministre, ces six mois ont permis de faire de grands progrès en matière de sujets sensibles pour la sécurité mais aussi pour la liberté. Il a cité en guise d'exemple l'échange de données bancaires avec les États-Unis (Swift).
Pour sa part, le ministre de l'Éducation s'est réjoui que son domaine de compétences figure désormais parmi les cinq objectifs de la Stratégie Europe 2020, au même titre que l'emploi, l'innovation, le changement climatique et l'insertion sociale.
« Nous sommes convaincus que l'éducation doit se situer au coeur de l'économie, et qu'elle doit être présente dans toutes les autres stratégies et les objectifs » a-t-il indiqué.
La ministre de la Culture a souligné que la priorité stratégique du gouvernement espagnol au cours de ce semestre peut se résumer en une seule phrase : « situer la culture à l'épicentre du modèle productif continental ». Selon son point de vue, des progrès ont été effectués dans ce sens.
Le secrétaire d'État à l'UE, Diego López Garrido, a quant à lui rappelé que « la Présidence ne s'achève pas aujourd'hui », mais dans un an, selon le nouveau programme de collaboration avec les deux présidences tournantes suivantes, la Belgique et la Hongrie.

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